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Bouffées délirantes

 

Imaginez que tout aille bien pour vous, et que, du jour au lendemain, vous vous retrouvez persuadés que des extraterrestres d'une galaxie lointaine vous ont confié la tâche de sauver la planète du réchauffement climatique ! Il s'agit-là d'une bouffée délirante, une sorte de coup de tonnerre dans un ciel serein, c'est-à-dire un délire aigu qui survient de manière très brutale chez un individu.

 

Historique

-La première description de la bouffée délirante a été faite par un Français, Valentin Magnan, en 1866. Ce trouble est plus fréquent chez les sujets jeunes, ceux qui ont une personnalité fragile ou encore chez des personnes ayant des antécédents psychiatriques familiaux.

Symptômes

 

-Apparition très brutale du délire, qui s'installe parfois en seulement quelques heures.

 

-Les thèmes de ces idées délirantes sont extrêmement variés, même si l'on retrouve de grands classiques comme le mysticisme, la mégalomanie ou l'érotisme.

-Le malade est alors totalement convaincu de la réalité de l'expérience qu'il vit. La perception que le patient a de lui-même est également très bouleversée, et ce dernier finit par perdre ses repères. Ces bouleversements peuvent d'ailleurs entraîner de sévères troubles du sommeil, de l'humeur et du comportement, avec des risques de suicide ou d'agression.

 

Causes

 -La prise de drogues.

 

 -Antécédents familiaux. 

 

-La transplantation, c'est-à-dire le fait de se retrouver dans un environnement complètement nouveau ou dans une culture très différente de la sienne.

 

 -Traumatisme affectif peut constituer un "facteur déclenchant", comme un emprisonnement, un échec amoureux ou professionnel, ou même, la première relation sexuelle.

 

Traitements

-Hospitalisation à la fois pour l'isoler de la société temporairement et lui fournir un traitement adapté.

 

 -Neuroleptiques inhibent certains messages au niveau du cerveau pour réduire les psychoses et calmer les émotions du patient. Les doses de médicaments sont ensuite diminuées progressivement à la fin des signes de la maladie.

 -Suivis après la première crise, en général, pendant au moins un an en consultation externe. Et si nécessaire, une psychothérapie de soutien et des mesures de réinsertion professionnelles peuvent aussi être proposées.
 

Dernière mise a jour le 05/03/2008