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Priapisme

Le priapisme (du grec πριαπισμός, érection) est une situation pénible et potentiellement dangereuse dans laquelle le pénis après l'érection ne retrouve pas sa flaccidité normale au bout de quatre heures, même en l'absence de toute stimulation physique ou psychologique.

Le priapisme est une urgence médicale et a besoin d'être traité par un médecin qualifié.

Causes

-Les facteurs neurologiques et vasculaires complexes. 

-Activité sexuelle prolongée.

-La leucémie.

-La maladie de Fabry, à des désordres hématologiques (comme la drépanocytose).

- Maladie cérébro-spinale (comme la syphilis), à une infection génitale, à certaines blessures de la colonne vertébrale, ou à une inflammation.

 -Provoqué par des médicaments comme certains antidépresseurs, des antihypertenseurs, des anticoagulants et des corticostéroïdes. Il peut aussi être un symptôme de privation de drogues comme l'héroïne. Le priapisme accompagne souvent les blessures de la colonne vertébrale ou les traumatismes de la moelle épinière. C'est en partie parce qu'une grande partie des signaux transmis par la moelle épinière aux organes sexuels sont inhibiteurs : dès qu'ils disparaissent le pénis est désinhibé et entre en érection.

Les complications

 -Fonction érectile diminuée.
 

-Impuissance.

-La gangrène peut survenir et au pire rendre nécessaire la castration ou l'ablation du pénis.

Traitement 

Il faut immédiatement consulter un médecin si une érection se prolonge au-delà de quatre heures. Généralement, on dirige le malade vers les urgences. La thérapie à ce stade consiste à aspirer le sang du corps caverneux sous anesthésie locale. Si cela ne suffit pas, on peut pratiquer des injections de pseudoéphédrine pour y aider. Tout cela ne peut être exécuté que par un urologue expérimenté, le patient restant constamment sous contrôle hémodynamique, car la pseudoéphédrine peut provoquer hypertension et bradycardie.

Si l'aspiration échoue et que la tumescence se reproduit, on tente alors la chirurgie en essayant d'inverser l'état priapique en faisant passer le sang des corps caverneux rigides dans les corps spongieux (qui contiennent le gland et l'urètre). On commence par des shunts distaux, suivis de shunts proximaux.

Dans les shunts distaux, comme les shunts de Winter, il faut percer le gland (la partie distale du pénis) dans un des corps caverneux, où le sang stagnant est retenu. Ainsi le sang quitte le pénis et la circulation recommence. Cette procédure peut être exécutée par un urologue au chevet du malade.

Dans les shunts proximaux, comme les shunts de Quackel, c'est plus compliqué car il faut ouvrir le périnée là où les corps caverneux rencontrent les corps spongieux, faire une incision aux deux et suturer les deux ouvertures

Dernière mise a jour le 05/03/2008