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Épidémie de Chikungunya
Dans la langue swahili (Tanzanie) Chikungunya signifie "marcher courbé" ou "qui
brise les os".
Le virus Chikungunya est un arbovirus transmis par un moustique du genre Aèdes
qui pique surtout en début et fin de journée à l'extérieur des maisons.
Il circule surtout en Asie du Sud-est, dans le sous-continent indien, en Afrique
de l'Est (Ouganda, Tanzanie), de l'Ouest (Sénégal, Nigeria), du Centre
(République Démocratique du Congo, République Centrafricaine)... Les dernières
épidémies majeures ont été documentées en République Démocratique du Congo en
2000 et en Indonésie en 2001-2003.
Depuis début janvier 2006, il existe à nouveau une circulation du virus aux
Seychelles, à Maurice et à Mayotte.
Sur l'île de la Réunion, le nombre total de cas présentant des signes
compatibles avec une infection à Chikungunya depuis le début de l'épidémie
(qu'ils aient ou non consulté un médecin) est estimé à environ 50000 cas, dont
près de 15000 cas lors de la quatrième semaine de janvier 2006.
La maladie peut se déclarer dans la semaine suivant le retour d'un voyage dans
ces régions.
La maladie :
4 à 7 jours après la piqûre de moustique infectante, une fièvre élevée apparaît
brutalement. Il s'y associent de vives douleurs des articulations et des muscles
surtout aux poignets, chevilles et phalanges, des oedèmes, des maux de tête,
parfois, des signes cutanés ("petits boutons rouges sur la peau"). Des
saignements de nez et des gencives peuvent survenir, surtout chez les enfants.
Des complications neurologiques, notamment des méningo-encéphalites sont
possibles.
Pour être sûr du diagnostic une sérologie (prise de sang) est nécessaire, elle
est positive à partir du 5e jour de la maladie. Elle peut aider à la
différencier de la dengue dont les signes sont proches.
La guérison se fait en quelques jours (2 à 6 jours) mais parfois l'évolution est
plus lente avec fatigue et douleurs musculaires pendant plusieurs semaines ou
mois.
Aucun cas mortel d'infection à Chikungunya n'a été rapporté lors des épidémies
précédentes mais elle peut tuer indirectement des personnes fragiles
(Nourrissons, vieillards, immunodéprimés).
La transmission du virus de la mère au fœtus est possible.
Il n'existe aucun traitement ni vaccin. La seule possibilité est la prise
d'anti-inflammatoires non stéroïdiens ou (et) de paracétamol pour lutter contre
la fièvre et les douleurs. |