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Le vaccin contre l’hépatite B


La maladie :


Le virus de l’hépatite B atteint les cellules du foie. Il est transmis par le sang, par voie sexuelle (il s’agit alors d’une MST), ou encore de la mère à l’enfant durant la grossesse.

Il peut provoquer une maladie aiguë, et chez un sujet sur 1000, l’évolution se fera vers une hépatite fulminante, c'est-à-dire une destruction massive et rapide des cellules du foie, le plus souvent mortelle en l’absence d’une greffe de foie en urgence.

Heureusement, le plus souvent, l’hépatite aiguë est peu ou pas apparente et ne nécessite pas de traitement spécifique. Le virus peut persister dans l’organisme, entraînant une hépatite chronique, dans 5% des cas chez l’adulte.

L’hépatite chronique peut se compliquer d’une cirrhose (dans 10 à 20% des cas), voire d’un cancer du foie. En cas de cirrhose, le risque ultérieur de cancer du foie est de 3 à 5% par an.

L’hépatite B est un problème majeur de santé publique : on estime qu’il existe 300000 porteurs chroniques du virus de l’hépatite B en France (16), et 350 millions dans le monde dont 65 millions vont succomber à une maladie hépatique.

Le vaccin :


Le vaccin a été introduit en 1981.
Le vaccin est fabriqué par génie génétique. Il protège de façon efficace contre les maladies graves comme les hépatites, les cirrhoses et le cancer du foie qui peuvent résulter d’une hépatite B. Son efficacité atteint pratiquement 100%.

Aucune preuve scientifique ou statistique ne permet d’incriminer la vaccination contre l’hépatite B d’être la cause du déclenchement d’une sclérose en plaques. Cependant, la vigilance des experts reste en alerte.


Les modalités de la vaccination :


La vaccination contre l’hépatite B n’est obligatoire que pour certains professionnels de santé.
La vaccination systématique de tous les enfants avant l’âge de 13 ans est recommandée, en privilégiant la vaccination des nourrissons et des groupes à risque.

La vaccination est recommandée à partir de l’âge de 2 mois, sauf pour les enfants dont la mère est infectée par le virus de l’hépatite B où elle doit être pratiquée impérativement à la naissance.

La vaccination nécessite trois administrations, en respectant un intervalle d’au moins un mois entre la première et la seconde dose, et un intervalle de cinq à douze mois entre la seconde et la troisième dose.

Des rappels systématiques ne sont plus nécessaires si la vaccination a été débutée avant 25 ans. Si l’on vaccine les nourrissons, il n’y a donc pas de rappels à effectuer à l’âge adulte.

Pour les nourrissons dont les parents préfèrent que la vaccination contre l’hépatite B soit faite en même temps que les autres vaccins par une seule injection, le vaccin combiné hexavalent contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite, les infections à Haemophilus influenzae de type b et l’hépatite B peut être utilisé.

Dernière mis a jour le 05/03/2008