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Le vaccin contre les infections à méningocoque


La maladie :


Les méningocoques sont des bactéries responsables de méningites et parfois de septicémies foudroyantes dont l’évolution est dramatique.
La mortalité de ces infections est élevée (8 à 10%) et les séquelles neurologiques fréquentes, en particulier la surdité.

Ces bactéries sont le plus souvent hébergées chez des porteurs sains, et se transmettent par les sécrétions naso-pharyngées.
La transmission nécessite un contact étroit (moins d’un mètre), direct et prolongé (plus d’une heure).

Chez des sujets réceptifs (le plus souvent, jeunes enfants, adolescents ou adultes jeunes) la bactérie peut provoquer la maladie.

La maladie se traduit le plus souvent par de la fièvre, de violents maux de tête, des vomissements, une raideur de la nuque, des troubles de la vigilance voire des convulsions ou un coma.
L’apparition de taches sur la peau qui s’étendent progressivement (purpura) est un critère de gravité imposant une hospitalisation de toute urgence.

Les vaccins disponibles ne protègent pas contre le groupe B.

Lorsqu’un individu est atteint, des mesures de prévention très précises sont mises en œuvre pour l’entourage du malade pour prévenir tout cas secondaire.

Les vaccins :


2 sortes de vaccins sont disponibles :
- des vaccins polyosidique, introduits en 1974 et 1975  protégeant contre différents les sérogroupes A et C du méningocoque.
Ces vaccins ne sont pas utilisables chez le nourrisson.
Leur activité est peu durable.
- Des vaccins conjugués, introduits depuis 1999 : ils ont une activité limitée au sérogroupe C.
Leur efficacité est plus durable et ils peuvent être administrés chez le nourrisson.

Les modalités de la vaccination :


Sont concernés par la vaccination :
- les personnes vivant au contact d’un patient infecté par un méningocoque C (vaccin polyosidique ou vaccin conjugué selon l’âge),
- les personnes vivant au contact d’un patient atteint d’un méningocoque A, Y W135 (vaccin polyosidique exclusivement),
- les personnes amenées à résider dans des pays où sévissent de manière épidémique des infections à méningocoque du groupe A ou C,
- les pèlerins pour la Mecque (sérogroupe en cause : W135),
- les enfants dont la rate a été enlevée ou n’est plus fonctionnelle,
- en cas d’épidémie à méningocoque C ou lorsque la fréquence du méningocoque C augmente de manière inquiétante dans une région, les autorités de santé après avis de la cellule de crise, peuvent décider d’une vaccination généralisée chez les sujets les plus réceptifs (enfants et adolescents par exemple).

Le vaccin polyosidique s’administre en une injection avec des rappels si besoin tous les 3 ans.
Le vaccin conjugué peut s’administrer à partir de l’âge de deux mois : chez les nourrissons âgés de 2 à 12 mois, trois injections espacées d’au moins un mois sont nécessaires.
Après l’âge de 12 mois, une dose unique.
La nécessité de rappels n’est pas encore évaluée.
 

Dernière mis a jour le 05/03/2008