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Le vaccin contre la
rage
La maladie :
La rage est répandue dans le monde entier. Elle touche l’ensemble des
mammifères, dont l’humain. Dans le monde, environ 50 000 personnes décèdent
chaque année de la rage. 95% des cas se déclarent en Asie.
L’homme est contaminé par l’introduction du virus contenu dans la salive d’un
animal malade par suite d’une morsure.
La période d’incubation est variable, habituellement de 2 à 8 semaines.
Dès l’apparition des signes cliniques, la maladie est constamment mortelle. Le
virus se propage au niveau du système nerveux central. (28)
Au début : changements du comportement, maux de tête, fièvre, sensation de
malaise. Ensuite, paralysies, spasmes musculaires, délire et convulsions. La
mort est causée par une paralysie respiratoire.
Le vaccin :
Il s’agit d’un vaccin inactivé.
Le 1er vaccin antirabique a été administré par Pasteur en 1885.
En effet, le 6 juin 1885, Pasteur reçoit la visite de Marie-Angélique Meister
dont le fils Joseph a été mordu par un chien soupçonné de porter la rage. Il
commence les injections et 3 mois plus tard, l’enfant sauvé, Pasteur présente
ses travaux à l’Académie des Sciences qui lui offre un accueil enthousiaste.
Le 1er mars 1886, sur 350 personnes vaccinées, une seule est décédée. L’académie
propose alors de créer un établissement destiné à traiter la rage après morsure.
L’institut Pasteur naît en 1888.
Les modalités de la vaccination :
Prévention avant exposition : chez les personnes exposées professionnellement
(personnel de laboratoire, vétérinaires, forestiers…), et chez les voyageurs se
rendant dans certaines zones à risque.
Prévention après exposition suspectée ou avérée : chez les personnes ayant eu un
contact avec un animal susceptible de transmettre le virus de la rage. La
vaccination doit être immédiatement débutée.
La vaccination doit être effectuée dans un centre antirabique. |