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Le vaccin anti-rubéolique


La maladie :


La rubéole est une infection virale se caractérisant par une éruption généralisée le plus souvent discrète, associée à une augmentation de volume des ganglions et à un fébricule.
C’est une maladie bénigne dont l’évolution est presque toujours favorable.
La majorité des rubéoles sont inapparentes, on peut donc être contaminé sans s’en rendre compte.

La gravité de cette maladie réside dans le risque de malformations qui apparaissent sur le foetus lorsque l’infection survient au cours de la grossesse : on parle alors de rubéole congénitale.
Les malformations peuvent être sévères, atteignant les yeux, les oreilles, le cœur ou le système nerveux, et entraîner de lourdes séquelles.

Le vaccin :


Le vaccin a été introduit en 1969.
Il s’agit d’un vaccin vivant atténué.
En France, ce vaccin est le plus souvent utilisé en association sous la forme d’un vaccin trivalent (Rougeole - Rubéole - Oreillons).

Les modalités de la vaccination :


La première dose de vaccin trivalent est recommandée à 12 mois et la seconde dose au cours de la deuxième année, soit entre 13 et 24 mois (respecter un intervalle d’au moins un mois entre les 2 injections).

Pour les nourrissons entrant en collectivité avant 12 mois, il est recommandé d’administrer la première dose de vaccin trivalent à l’âge de 9 mois, la deuxième dose sera alors administrée entre 12 et 15 mois.

Les enfants entre 24 mois et 13 ans en 2006 (nés entre 1993 et 2004) doivent avoir reçu deux doses de vaccin trivalent.

Les femmes nées avant 1980 (âgées de plus de 26 ans en 2006) non vaccinées, pour qui la vaccination contre la rubéole est recommandée, et peut être pratiquée lors d’une consultation de contraception ou prénuptiale par exemple. Les sérologies préalable et post-vaccinale ne sont pas utiles. Cependant, si les résultats d’une sérologie confirmant l’immunité de la femme vis-à-vis de la rubéole sont disponibles, il n’est pas utile de la vacciner. Il est nécessaire de s’assurer de l’absence d’une grossesse débutante et d’éviter toute grossesse dans les deux mois suivant la vaccination, en raison d’un risque tératogène théorique.

Les femmes enceintes, si la sérologie prénatale est négative ou inconnue. La vaccination ne pouvant être pratiquée pendant la grossesse, elle devra être pratiquée immédiatement après l’accouchement, de préférence avant la sortie de la maternité, ou à défaut au plus tôt après la sortie.
 

Dernière mis a jour le 05/03/2008