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Le vaccin
anti-tuberculeux
La maladie :
Il s’agit d’une maladie infectieuse liée au bacille de Koch pouvant
atteindre différents organes : la plus fréquente des localisations est
l’atteinte pulmonaire.
La contamination se fait par contact avec un patient malade qui excrète le
microbe par voie aérienne. Seules 5 à 10% des personnes contaminées
développeront la maladie ou deviennent contagieuses.
Dans les pays en voie de développement, la tuberculose reste épidémique et
représente un grand danger.
En effet, la tuberculose tue 2 millions de personnes chaque année. L’épidémie du
Sida contribue à aggraver l’impact de cette maladie.
Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1927.
Il s’agit du Bacille de Calmette et Guérin (BCG). C’est un vaccin vivant atténué
Il s’administre par voie intradermique
La forme multipuncture du BCG (bague) a été retirée du marché le 1er janvier
2006 ; seule la voie intradermique reste donc disponible.
L’efficacité de ce vaccin est controversée : il protège surtout l’enfant et
réduit les formes graves de tuberculose (en particulier la méningite
tuberculeuse).
Les modalités de la vaccination :
La vaccination est recommandée dans le premier mois de la vie chez les
nouveau-nés vivant dans un milieu à risque élevé de tuberculose.
Chez les enfants à faible risque, elle est retardée au-delà de l’âge de 6 mois.
Cette vaccination reste obligatoire pour l’entrée en collectivité (y compris
pour les enfants gardés chez une assistante maternelle), sauf s’il existe une
contre-indication médicale.
Elle est obligatoire chez les enfants de plus de 6 ans, les adolescents et les
jeunes adultes fréquentant les établissements d’enseignement du premier et du
second degré, ainsi que certaines collectivités.
Elle est également obligatoire chez les adultes exposés (professions à caractère
sanitaire ou social).
Avant de pratiquer une primo vaccination par le BCG, une intradermo-réaction à
la tuberculine doit être réalisée, sauf chez les nourrissons âgés de moins de 3
mois.
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