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Le vaccin contre la
varicelle
La maladie :
La varicelle est une maladie très contagieuse transmise par le virus
varicelle- zona : le premier contact avec le virus provoque la varicelle et des
résurgences de ce même virus peuvent provoquer le zona.
La varicelle est en règle bénigne chez l’enfant : elle se traduit par une
éruption cutanée à type de vésicules et de la fièvre.
Cette maladie peut néanmoins présenter des complications, plus fréquentes chez
le nourrisson et l’adulte.
En France, on recense 600 000 cas de varicelle par an en moyenne (plus de 90%
des cas surviennent chez l’enfant entre 1 et 14 ans), ce qui conduit à environ
3000 hospitalisations pour complications et à une vingtaine de décès.
Les principales complications sont cutanées (surinfections), respiratoires
(pneumonie) et neurologiques.
La varicelle chez la femme enceinte expose au risque de varicelle congénitale et
néonatale. La varicelle néonatale est marquée par une lourde mortalité.
Le sujet immunodéprimé est à risque de forme grave avec varicelle disséminée.
Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1984.
Il s’agit d’un vaccin vivant atténué.
L’injection du vaccin détermine une infection inapparente ou atténuée.
Les modalités de la vaccination :
Ce vaccin est contre-indiqué chez les immunodéprimés et chez la femme enceinte.
Il peut se pratiquer à partir de l’âge de 12 mois, mais la vaccination
généralisée des enfants à partir de 12 mois n’est pas recommandée. Une injection
est suffisante chez l’enfant jusqu’à 13 ans.
Deux injections sont nécessaires chez l’adolescent à partir de 13 ans et
l’adulte.
La vaccination est recommandée en post-exposition dans les 3 jours suivant
l’exposition à un patient avec éruption chez les adultes (à partir de l’âge de
18 ans) immunocompétents sans antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est
douteuse), le contrôle de la négativité de la sérologie étant facultatif.
Pour les professionnels de santé, la vaccination est recommandée : - à
l’entrée en première année des études médicales et paramédicales aux étudiants
sans antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la
sérologie est négative,
- sous forme d’un rattrapage, auprès de l’ensemble du personnel de santé sans
antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie
est négative, à l’embauche ou à défaut déjà en poste, en priorité dans les
services accueillant des sujets à risque de varicelle grave (immunodéprimés,
gynéco obstétrique, néo-natologie, pédiatrie, maladies infectieuses), les sujets
vaccinés étant informés de la nécessité d’une éviction de 10 jours en cas de
rash généralisé,
- la vaccination est recommandée pour tout professionnel en contact avec la
petite enfance (crèches et collectivités d’enfants notamment) sans antécédents
de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est
négative,
- la vaccination est recommandée pour toute personne sans antécédents de
varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative,
en contact étroit avec des personnes immunodéprimées. Les sujets vaccinés
doivent être informés de la nécessité, en cas de rash généralisé, d’éviter les
contacts avec les personnes immunodéprimées pendant 10 jours,
- la vaccination contre la varicelle est recommandée dans les 6 mois précédant
une greffe d’organe solide chez les enfants candidats receveurs sans antécédents
de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est
négative, avec 2 doses à un mois d’intervalle, et en pratiquant une surveillance
du taux d’anticorps après la greffe.
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