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Vaccination
Définition :
La vaccination constitue un moyen de
prévention fondamental contre de nombreuses maladies infectieuses.
La vaccination est basée sur la stimulation des systèmes de défense de
l’organisme vis-à-vis des agents microbiens.
Elle consiste à introduire dans l’organisme, par voie injectable le plus
souvent, parfois par voie orale, une substance dérivée d’un agent microbien.
Le but est d’entraîner une réaction de défense de l’organisme spécifique contre
cet agent microbien (fabrication d’anticorps appelée immunité active), bien
entendu sans provoquer la maladie.
De cette manière, l’organisme fabrique des anticorps protecteurs, et s’il est
ultérieurement en contact avec l’agent microbien en question, ces anticorps le
détruiront avant qu’il ne puisse provoquer la maladie.
L’immunité active engendrée par le vaccin est plus ou moins durable en fonction
des vaccins, ce qui impose donc pour certains d’entre eux des injections de
rappels réguliers afin que le taux d’anticorps protecteurs soit toujours
suffisamment élevé.
Types de vaccins :
Certains vaccins sont préparés à partir de bactéries ou de virus vivants que
l’on multiplie dans des conditions qui entraînent une perte de leur virulence
sans pour autant affecter leur pouvoir antigénique. C'est-à-dire la capacité
qu’ils ont à entraîner la production d’anticorps par l’organisme. Il s’agit de
vaccins vivants atténués.
D’autres vaccins sont préparés à partir de germes tués : Il s’agit de vaccins
inactivés.
D’autres vaccins enfin sont obtenus par génie génétique : il s’agit de vaccins «
synthétiques » reproduisant les fragments immunogènes des agents microbiens.
Les vaccins conjugués sont, quant à eux, obtenus en assemblant des polyosides
très spécifiques à une protéine porteuse, permettant de produire une réponse
plus intense et plus durable, thymo-indépendante. Cela a pu être réalisé, par
exemple, avec le vaccin Haemophilus influenzae de type B.
Les vaccins obligatoires :
Le vaccin
anti-diphtérique
La maladie
:
La diphtérie est liée à une bactérie qui fabrique une toxine : la toxine
diphtérique.
La maladie se traduit par une angine caractérisée par la présence de fausses
membranes pouvant obstruer le fond de la gorge et s’étendre jusqu’aux voies
aériennes, pouvant menacer le malade d’asphyxie.
La toxine a également une action générale, pouvant altérer les fonctions du
système nerveux et du cœur, et aboutir à des décompensations parfois mortelles.
Cette maladie se transmet par les sécrétions pharyngées.
Grâce à la vaccination, cette maladie a disparu en Europe occidentale et en
Amérique du nord.
Par contre, elle persiste dans de nombreux autres pays.
Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1923.
Le vaccin est élaboré à partir de la toxine diphtérique, qui a été détoxifiée.
(=anatoxine diphtérique)
Ce vaccin entraîne une protection très efficace et durable.
Le vaccin anti-diphtérique est utilisé en association avec d’autres vaccins : le
vaccin anti-tétanique et parfois aussi les vaccins anti-polio,
anti-coquelucheux, et anti-Haemophilus influenzae de type b.
Le vaccin diphtérique peut entraîner une réaction inflammatoire locale chez les
sujets ayant déjà reçu plusieurs doses, c’est pourquoi, pour la revaccination
des adultes, on utilise actuellement un vaccin contenant une dose beaucoup plus
faible d’anatoxine diphtérique que le vaccin classique qui est réservé pour les
enfants.
Les modalités de la vaccination :
Chez le nourrisson, la vaccination comporte 3 doses de vaccin, à partir
de l’âge de 2 mois, avec au moins 1 mois d’intervalle entre chaque dose. (=primo
vaccination).
Un rappel est effectué un an après la 3ème dose de vaccin, soit à 16-18 mois.
Chez l’enfant, un rappel est effectué à l’âge de 5-6 ans et un autre entre 11 et
13 ans (associé à la valence coqueluche acellulaire pour cette dernière tranche
d’âge (4)).
Ensuite, un rappel est effectué entre 16 et 18 ans, puis tous les 10 ans, avec
un vaccin diphtérique à faible concentration. (9)
Le vaccin
anti-tétanique
La maladie
:
Le tétanos est une maladie transmise par une bactérie qui est largement
présente dans l’environnement sous la forme de spores, en particulier dans la
terre.
Ces spores sont très résistantes aux conditions climatiques.
La contamination se fait le plus souvent par une plaie souillée par la bactérie
(piqûre, brûlure, blessure).
La bactérie fabrique une toxine : c’est cette toxine qui est à l’origine des
manifestations du tétanos.
Le tétanos provoque des contractures musculaires débutant habituellement au
niveau des mâchoires, puis se généralisant à l’ensemble de l’organisme.
Ces contractures sont très douloureuses, elles peuvent provoquer un blocage
respiratoire et le décès du patient.
La prise en charge de cette maladie nécessite un séjour prolongé en service de
réanimation et l’utilisation de puissants sédatifs pour calmer les douleurs.
Il existe encore une vingtaine de cas de tétanos en France chaque année. Ces cas
surviennent le plus souvent chez des personnes âgées dont la vaccination n’est
pas à jour.
Dans les pays en voie de développement, le tétanos est une importante cause de
mortalité chez les nouveau-nés : c’est le tétanos néonatal dû à l’infection de
l’ombilic du nouveau-né par l’utilisation de pansements contaminés par de la
terre.
Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1927. (37)
Le vaccin est élaboré à partir de la toxine tétanique qui a été détoxifiée.
Ce vaccin entraîne une protection efficace et durable. Une personne correctement
vaccinée est donc à l’abri du tétanos. On ne devrait donc plus observer cette
maladie en France.
La tolérance du vaccin est excellente, dans le respect des règles de bon usage.
Ce vaccin s’utilise souvent en association.
Les modalités de la vaccination :
Chez le nourrisson, la vaccination comporte 3 doses de vaccin, à partir
de l’âge de 2 mois, avec au moins 1 mois d’intervalle entre chaque dose. (=primo
vaccination).
Un rappel est effectué un an après la 3ème dose de vaccin, soit à 16-18 mois.
Chez l’enfant, un rappel est effectué à l’âge de 6 ans et un autre entre 11 et
13 ans (associé à la valence coqueluche acellulaire pour cette dernière tranche
d’âge (4)).
Ensuite, un rappel est effectué entre 16 et 18 ans, puis tous les 10 ans.
Pour les personne de plus de 18 ans, il est bon de rappeler que les personnes
les moins bien protégées en France contre le tétanos sont les personnes âgées,
en particulier les femmes, et les hommes qui n’ont pas effectué de service
militaire.
Chez l’adulte, si une primo vaccination doit être administrée, celle-ci comporte
deux doses à au moins un mois d’intervalle entre chaque dose, par voie
sous-cutanée profonde ou intramusculaire, suivie d’une dose de rappel,
administrée 6 à 12 mois suivant la 2e injection (4).
Il est important de poursuivre les rappels chez le sujet âgé.
Une injection vaccinale est nécessaire devant une plaie susceptible d’être
contaminée chez un sujet mal vacciné.
Cette injection peut être associée à l’administration d’immunoglobulines
spécifiques humaines (sérum antitétanique) afin d’assurer une protection
immédiate.
Le vaccin contre la
poliomyélite
La maladie :
C’est une maladie infectieuse d’origine virale, transmise par le
poliovirus, qui entraîne une atteinte du système nerveux avec des paralysies
plus ou moins graves.
Les formes les plus graves atteignent la fonction respiratoire et peuvent être
mortelles.
Cette maladie était un véritable fléau dans les années 1940-1950.
Grâce à la vaccination, elle a aujourd’hui disparu dans les pays développés
(sauf de rares exceptions) et recule de façon très importante partout dans le
monde.
Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1955.
2 vaccins existent : un vaccin inactivé injectable et un vaccin vivant atténué
oral.
Le vaccin injectable est le seul recommandé et disponible en France.
Ce vaccin s’utilise en association.
Les modalités de la vaccination :
Chez le nourrisson, la vaccination comporte 3 doses de vaccin, à partir
de l’âge de 2 mois, avec au moins 1 mois d’intervalle entre chaque dose. (=primo
vaccination).
Un rappel est effectué un an après la 3ème dose de vaccin, soit à 16-18 mois.
Chez l’enfant, un rappel est effectué à l’âge de 5-6 ans et un autre entre 11 et
13 ans (associé à la valence coqueluche acellulaire pour cette dernière tranche
d’âge ).
Ensuite, un rappel est effectué entre 16 et 18 ans, puis tous les 10 ans.
Le vaccin
anti-tuberculeux
La maladie :
Il s’agit d’une maladie infectieuse liée au bacille de Koch pouvant
atteindre différents organes : la plus fréquente des localisations est
l’atteinte pulmonaire.
La contamination se fait par contact avec un patient malade qui excrète le
microbe par voie aérienne. Seules 5 à 10% des personnes contaminées
développeront la maladie ou deviennent contagieuses.
Dans les pays en voie de développement, la tuberculose reste épidémique et
représente un grand danger.
En effet, la tuberculose tue 2 millions de personnes chaque année. L’épidémie du
Sida contribue à aggraver l’impact de cette maladie.
Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1927.
Il s’agit du Bacille de Calmette et Guérin (BCG). C’est un vaccin vivant atténué
Il s’administre par voie intradermique
La forme multipuncture du BCG (bague) a été retirée du marché le 1er janvier
2006 ; seule la voie intradermique reste donc disponible.
L’efficacité de ce vaccin est controversée : il protège surtout l’enfant et
réduit les formes graves de tuberculose (en particulier la méningite
tuberculeuse).
Les modalités de la vaccination :
La vaccination est recommandée dans le premier mois de la vie chez les
nouveau-nés vivant dans un milieu à risque élevé de tuberculose.
Chez les enfants à faible risque, elle est retardée au-delà de l’âge de 6 mois.
Cette vaccination reste obligatoire pour l’entrée en collectivité (y compris
pour les enfants gardés chez une assistante maternelle), sauf s’il existe une
contre-indication médicale.
Elle est obligatoire chez les enfants de plus de 6 ans, les adolescents et les
jeunes adultes fréquentant les établissements d’enseignement du premier et du
second degré, ainsi que certaines collectivités.
Elle est également obligatoire chez les adultes exposés (professions à caractère
sanitaire ou social).
Avant de pratiquer une primo vaccination par le BCG, une intradermo-réaction à
la tuberculine doit être réalisée, sauf chez les nourrissons âgés de moins de 3
mois.
Les vaccins recommandés :
Le vaccin
anti-coquelucheux
La maladie :
La coqueluche est une maladie bactérienne, transmise par voie aérienne.
Chez le nourrisson, elle donne des quintes de toux typiques (imitant le chant du
coq), pouvant s’accompagner d’un blocage respiratoire (asphyxie), ce qui fait
toute la gravité de cette maladie, d’autant plus que le nourrisson est jeune.
Chez l’adulte, elle se traduit par une toux atypique, souvent prolongée.
La coqueluche est en recrudescence car des adultes ne sont plus immunisés,
peuvent se contaminer et contaminer ainsi de jeunes nourrissons de leur
entourage. En effet, l’immunité du vaccin diminue avec le temps.
Le vaccin :
Deux types de vaccins anticoquelucheux étaient disponibles jusqu’en 2005
en France : - Un vaccin à germes entiers : il s’agit d’un vaccin « ancien »
introduit en 1926 , dans lequel la bactérie est entière et tuée.
- Un vaccin acellulaire : c’est un vaccin plus récent, introduit en 1981 :
constitué de sous unités extraites de la bactérie.
Le vaccin à germe entier n’est plus disponible en France. Ce vaccin était
efficace, mais aujourd’hui les vaccins anticoquelucheux acellulaires ont apporté
la preuve d’une tolérance améliorée par rapport à celle du vaccin à germes
entiers.
Seul le vaccin acellulaire est actuellement disponible : il est mieux toléré.
Le vaccin anticoquelucheux s’utilise en association.
Les modalités de la vaccination :
Le calendrier vaccinal recommande : - de vacciner les nourrissons dès
l’âge de 2 mois ; car plus l’enfant est jeune, plus la maladie peut être grave.
- de revacciner les enfants entre 16-18 mois et 11 et 13 ans.
Il est également recommandé :
- la vaccination des adultes en contact avec des nourrissons trop jeunes pour
avoir reçu trois doses de vaccins coquelucheux, c’est-à-dire personnel médical
et paramédical des maternités, des services de néonatologie, de tout service de
pédiatrie prenant en charge des nourrissons âgés de moins de 6 mois. Pour les
étudiants des filières médicales ou paramédicales, il est recommandé de
pratiquer cette vaccination à l’occasion d’un rappel DTP en utilisant un vaccin
à quatre valences.
- la vaccination des adultes susceptibles de devenir parents dans les mois ou
années à venir.
- La vaccination, à l’occasion d’une grossesse, des membres du foyer (enfant qui
n’est pas à jour pour cette vaccination, adulte qui n’a pas reçu de vaccination
contre la coqueluche au cours des dix dernières années) selon les modalités
suivantes : père et enfants : durant la grossesse de la mère / mère : le plus
tôt possible après l’accouchement.
Lors de la survenue d’un ou plusieurs cas de coqueluche dans l’entourage d’une
personne adulte, il convient de vacciner cette personne, même si elle a reçu
depuis moins de 10 ans un vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la
poliomyélite et ainsi, de réduire le délai de 10 ans à seulement 2 ans entre les
2 rappels.
Le vaccin
anti-rougeoleux
La maladie
:
La rougeole est une infection virale due à un virus respiratoire qui se
transmet par les sécrétions pharyngées.
Le virus est très contagieux.
La maladie se traduit par une éruption généralisée accompagnée d’une fièvre
élevée, d’un encombrement des fosses nasales et d’une conjonctivite.
La rougeole expose à un certain nombre de complications :
- des complications respiratoires (infections pulmonaires).
- des complications du système nerveux (encéphalites) pouvant être mortelles.
Le vaccin contre la rougeole a été introduit dans le calendrier vaccinal
français en 1983 pour tous les nourrissons.
En France, la rougeole est devenue rare, mais des épidémies peuvent survenir
chez les adolescents et les adultes qui n’ont pas été vaccinés.
4448 cas ont été recensés en 2004 (c’est une maladie à déclaration obligatoire).
Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1963.
Il s’agit d’un vaccin vivant atténué.
En France, ce vaccin est utilisé en association sous la forme d’un vaccin
trivalent (Rougeole, Oreillons, Rubéole).
Les modalités de la vaccination :
La première dose de vaccin trivalent est recommandée à 12 mois et la
seconde dose au cours de la deuxième année, soit entre 13 et 24 mois (respecter
un intervalle d’au moins un mois entre les 2 injections).
Pour les nourrissons entrant en collectivité avant 12 mois, il est recommandé
d’administrer la première dose de vaccin trivalent à l’âge de 9 mois, la
deuxième dose sera alors administrée entre 12 et 15 mois.
Les enfants entre 24 mois et 13 ans en 2006 (nés entre 1993 et 2004) doivent
avoir reçu deux doses de vaccin trivalent.
Les personnes âgées de 14 à 26 ans (nées entre 1980 et 1992) n’ayant jamais été
vaccinées contre la rougeole, doivent recevoir une dose de vaccin trivalent. Il
est nécessaire de s’assurer de l’absence d’une grossesse débutante et d’éviter
toute grossesse dans les deux mois suivant la vaccination, en raison d’un risque
tératogène théorique.
Si votre enfant a plus de 2 ans et qu’il n’a pas reçu ses 2 doses de vaccin, il
n’est pas trop tard pour le protéger. Consultez votre médecin.
Le vaccin
anti-rubéolique
La maladie :
La rubéole est une infection virale se caractérisant par une éruption
généralisée le plus souvent discrète, associée à une augmentation de volume des
ganglions et à un fébricule.
C’est une maladie bénigne dont l’évolution est presque toujours favorable.
La majorité des rubéoles sont inapparentes, on peut donc être contaminé sans
s’en rendre compte.
La gravité de cette maladie réside dans le risque de malformations qui
apparaissent sur le foetus lorsque l’infection survient au cours de la grossesse
: on parle alors de rubéole congénitale.
Les malformations peuvent être sévères, atteignant les yeux, les oreilles, le
cœur ou le système nerveux, et entraîner de lourdes séquelles.
Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1969.
Il s’agit d’un vaccin vivant atténué.
En France, ce vaccin est le plus souvent utilisé en association sous la forme
d’un vaccin trivalent (Rougeole - Rubéole - Oreillons).
Les modalités de la vaccination :
La première dose de vaccin trivalent est recommandée à 12 mois et la
seconde dose au cours de la deuxième année, soit entre 13 et 24 mois (respecter
un intervalle d’au moins un mois entre les 2 injections).
Pour les nourrissons entrant en collectivité avant 12 mois, il est recommandé
d’administrer la première dose de vaccin trivalent à l’âge de 9 mois, la
deuxième dose sera alors administrée entre 12 et 15 mois.
Les enfants entre 24 mois et 13 ans en 2006 (nés entre 1993 et 2004) doivent
avoir reçu deux doses de vaccin trivalent.
Les femmes nées avant 1980 (âgées de plus de 26 ans en 2006) non vaccinées, pour
qui la vaccination contre la rubéole est recommandée, et peut être pratiquée
lors d’une consultation de contraception ou prénuptiale par exemple. Les
sérologies préalable et post-vaccinale ne sont pas utiles. Cependant, si les
résultats d’une sérologie confirmant l’immunité de la femme vis-à-vis de la
rubéole sont disponibles, il n’est pas utile de la vacciner. Il est nécessaire
de s’assurer de l’absence d’une grossesse débutante et d’éviter toute grossesse
dans les deux mois suivant la vaccination, en raison d’un risque tératogène
théorique.
Les femmes enceintes, si la sérologie prénatale est négative ou inconnue. La
vaccination ne pouvant être pratiquée pendant la grossesse, elle devra être
pratiquée immédiatement après l’accouchement, de préférence avant la sortie de
la maternité, ou à défaut au plus tôt après la sortie.
Le vaccin contre les
oreillons
La maladie :
Elle se traduit habituellement par une inflammation et un gonflement des glandes
salivaires (glandes parotides).
La guérison spontanée rapide est la règle.
Des complications peuvent survenir :
- une méningite : il s’agit d’une méningite virale en règle générale bénigne
(rarement, risques de séquelles à type de surdité).
- une inflammation des testicules ou des ovaires : cette complication est plus
fréquente après la puberté. Rarement, elle peut entraîner une stérilité.
Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1967.
Il s’agit d’un vaccin vivant atténué pratiqué en association sous la forme d’un
vaccin trivalent (Rougeole - Rubéole - Oreillons).
Les modalités de la vaccination :
La première dose de vaccin trivalent est recommandée à 12 mois et la
seconde dose au cours de la deuxième année, soit entre 13 et 24 mois (respecter
un intervalle d’au moins un mois entre les 2 injections).
Pour les nourrissons entrant en collectivité avant 12 mois, il est recommandé
d’administrer la première dose de vaccin trivalent à l’âge de 9 mois, la
deuxième dose sera alors administrée entre 12 et 15 mois.
Les enfants entre 24 mois et 13 ans en 2006 (nés entre 1993 et 2004) doivent
avoir reçu deux doses de vaccin trivalent.
Le vaccin contre les
infections à Haemophilus influenzae de type b
La maladie :
Haemophilus influenzae est une bactérie de la gorge et des voies
aériennes pouvant provoquer des infections sévères chez le nourrisson et le
jeune enfant.
Les infections les plus graves provoquées par ce germe sont : - La méningite à
Haemophilus influenzae de type b : Avant la généralisation de la vaccination,
c’était la première cause des méningites graves du nourrisson, entraînant de
lourdes séquelles voire le décès.
- L’épiglottite : C’est une infection au niveau de l’épiglotte (larynx)
constituant une menace mortelle car pouvant obstruer les voies aériennes et
entraîner une asphyxie.
Dans les pays développés, ces infections ont pratiquement disparu depuis la
généralisation de la vaccination.
Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1988 (37).
Il est efficace et généralement bien toléré, dans le respect des règles de bon
usage.
Ce vaccin est également disponible en association avec les vaccins
dyphtérie-tétanos-polio-coqueluche +/- hépatite B (vaccin pentavalent ou vaccin
hexavalent).
Les modalités de la vaccination :
Trois injections à un mois d’intervalle sont pratiquées chez le
nourrisson.
Un rappel est fait entre 16 et 18 mois.
Pour les enfants non vaccinés à l’âge de 1 an, une seule injection suffit.
Un rattrapage vaccinal peut être effectué jusqu’à l’âge de 5 ans, par contre ce
vaccin est inutile au-delà de cet âge.
Le vaccin contre
l’hépatite B
La maladie :
Le virus de l’hépatite B atteint les cellules du foie. Il est transmis
par le sang, par voie sexuelle (il s’agit alors d’une MST), ou encore de la mère
à l’enfant durant la grossesse.
Il peut provoquer une maladie aiguë, et chez un sujet sur 1000, l’évolution se
fera vers une hépatite fulminante, c'est-à-dire une destruction massive et
rapide des cellules du foie, le plus souvent mortelle en l’absence d’une greffe
de foie en urgence.
Heureusement, le plus souvent, l’hépatite aiguë est peu ou pas apparente et ne
nécessite pas de traitement spécifique. Le virus peut persister dans
l’organisme, entraînant une hépatite chronique, dans 5% des cas chez l’adulte.
L’hépatite chronique peut se compliquer d’une cirrhose (dans 10 à 20% des cas),
voire d’un cancer du foie. En cas de cirrhose, le risque ultérieur de cancer du
foie est de 3 à 5% par an.
L’hépatite B est un problème majeur de santé publique : on estime qu’il existe
300000 porteurs chroniques du virus de l’hépatite B en France (16), et 350
millions dans le monde dont 65 millions vont succomber à une maladie hépatique.
Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1981.
Le vaccin est fabriqué par génie génétique. Il protège de façon efficace contre
les maladies graves comme les hépatites, les cirrhoses et le cancer du foie qui
peuvent résulter d’une hépatite B. Son efficacité atteint pratiquement 100%.
Aucune preuve scientifique ou statistique ne permet d’incriminer la vaccination
contre l’hépatite B d’être la cause du déclenchement d’une sclérose en plaques.
Cependant, la vigilance des experts reste en alerte.
Les modalités de la vaccination :
La vaccination contre l’hépatite B n’est obligatoire que pour certains
professionnels de santé.
La vaccination systématique de tous les enfants avant l’âge de 13 ans est
recommandée, en privilégiant la vaccination des nourrissons et des groupes à
risque.
La vaccination est recommandée à partir de l’âge de 2 mois, sauf pour les
enfants dont la mère est infectée par le virus de l’hépatite B où elle doit être
pratiquée impérativement à la naissance.
La vaccination nécessite trois administrations, en respectant un intervalle d’au
moins un mois entre la première et la seconde dose, et un intervalle de cinq à
douze mois entre la seconde et la troisième dose.
Des rappels systématiques ne sont plus nécessaires si la vaccination a été
débutée avant 25 ans. Si l’on vaccine les nourrissons, il n’y a donc pas de
rappels à effectuer à l’âge adulte.
Pour les nourrissons dont les parents préfèrent que la vaccination contre
l’hépatite B soit faite en même temps que les autres vaccins par une seule
injection, le vaccin combiné hexavalent contre la diphtérie, le tétanos, la
coqueluche, la poliomyélite, les infections à Haemophilus influenzae de type b
et l’hépatite B peut être utilisé.
Le vaccin contre les
infections à pneumocoque
La maladie :
Le pneumocoque est une bactérie très répandue présente dans les voies
respiratoires ; elle peut être à l’origine de nombreuses infections :
- otites
- sinusites
- bronchites
- pneumonies
- septicémies (passage de bactéries dans le sang)
- méningites : ce sont des infections très graves par les lésions qu’elles
peuvent provoquer au niveau du système nerveux et du cerveau.
En France, le pneumocoque est la première cause de méningite chez le nourrisson
et l’enfant.
Le vaccin :
Il existe deux sortes de vaccin : - un vaccin « polyosidique », introduit en
1976 : il permet une large protection contre le pneumocoque mais il n’est pas
utilisable chez les nourrissons.
Par ailleurs, la protection conférée par le vaccin est de courte durée.
- Un vaccin « conjugué », introduit en 2000 : il peut être administré dès l’âge
de deux mois et protège donc le nourrisson vis-à-vis des infections graves à
pneumocoque (dont la méningite).
Les modalités de la vaccination :
Avant l’âge de 2 ans :
Cette vaccination est désormais recommandée et remboursée par l’assurance
maladie à l’ensemble des enfants.
Dans cette tranche d’âge, on utilise le vaccin conjugué, selon un schéma
comportant 3 injections à un mois d’intervalle (la 1ère injection dès l’âge de 2
mois) et un rappel entre 12 et 15 mois.
Entre 24 et 59 mois :
Cette vaccination est recommandée pour les enfants non vaccinés, à haut risque
de faire une infection grave à pneumocoque : c'est-à-dire notamment les enfants
immunodéprimés, ceux n’ayant plus de rate, ceux ayant une maladie cardiaque ou
respiratoire, les diabétiques ...
Dans cette tranche d’âge, on utilise 2 doses de vaccin conjugué à 2 mois
d’intervalle suivies d’une dose de vaccin polyosidique au moins 2 mois après la
2ème dose de vaccin conjugué.
Chez les enfants de plus de 5 ans et les adultes :
Cette vaccination est recommandée quand il existe un haut risque d’infection
grave à pneumocoque (cf : ci-dessus).
Dans cette tranche d’âge, on utilise le vaccin polyosidique : 1 dose à
renouveler tous les 5 ans.
Situations particulières :
Le vaccin contre les
infections à méningocoque
La maladie :
Les méningocoques sont des bactéries responsables de méningites et
parfois de septicémies foudroyantes dont l’évolution est dramatique.
La mortalité de ces infections est élevée (8 à 10%) et les séquelles
neurologiques fréquentes, en particulier la surdité.
Ces bactéries sont le plus souvent hébergées chez des porteurs sains, et se
transmettent par les sécrétions naso-pharyngées.
La transmission nécessite un contact étroit (moins d’un mètre), direct et
prolongé (plus d’une heure).
Chez des sujets réceptifs (le plus souvent, jeunes enfants, adolescents ou
adultes jeunes) la bactérie peut provoquer la maladie.
La maladie se traduit le plus souvent par de la fièvre, de violents maux de
tête, des vomissements, une raideur de la nuque, des troubles de la vigilance
voire des convulsions ou un coma.
L’apparition de taches sur la peau qui s’étendent progressivement (purpura) est
un critère de gravité imposant une hospitalisation de toute urgence.
Les vaccins disponibles ne protègent pas contre le groupe B.
Lorsqu’un individu est atteint, des mesures de prévention très précises sont
mises en œuvre pour l’entourage du malade pour prévenir tout cas secondaire.
Les vaccins :
2 sortes de vaccins sont disponibles :
- des vaccins polyosidique, introduits en 1974 et 1975 protégeant contre
différents les sérogroupes A et C du méningocoque.
Ces vaccins ne sont pas utilisables chez le nourrisson.
Leur activité est peu durable.
- Des vaccins conjugués, introduits depuis 1999 : ils ont une activité limitée
au sérogroupe C.
Leur efficacité est plus durable et ils peuvent être administrés chez le
nourrisson.
Les modalités de la vaccination :
Sont concernés par la vaccination :
- les personnes vivant au contact d’un patient infecté par un méningocoque C
(vaccin polyosidique ou vaccin conjugué selon l’âge),
- les personnes vivant au contact d’un patient atteint d’un méningocoque A, Y
W135 (vaccin polyosidique exclusivement),
- les personnes amenées à résider dans des pays où sévissent de manière
épidémique des infections à méningocoque du groupe A ou C,
- les pèlerins pour la Mecque (sérogroupe en cause : W135),
- les enfants dont la rate a été enlevée ou n’est plus fonctionnelle,
- en cas d’épidémie à méningocoque C ou lorsque la fréquence du méningocoque C
augmente de manière inquiétante dans une région, les autorités de santé après
avis de la cellule de crise, peuvent décider d’une vaccination généralisée chez
les sujets les plus réceptifs (enfants et adolescents par exemple).
Le vaccin polyosidique s’administre en une injection avec des rappels si besoin
tous les 3 ans.
Le vaccin conjugué peut s’administrer à partir de l’âge de deux mois : chez les
nourrissons âgés de 2 à 12 mois, trois injections espacées d’au moins un mois
sont nécessaires.
Après l’âge de 12 mois, une dose unique.
La nécessité de rappels n’est pas encore évaluée.
Le vaccin contre la
varicelle
La maladie :
La varicelle est une maladie très contagieuse transmise par le virus
varicelle- zona : le premier contact avec le virus provoque la varicelle et des
résurgences de ce même virus peuvent provoquer le zona.
La varicelle est en règle bénigne chez l’enfant : elle se traduit par une
éruption cutanée à type de vésicules et de la fièvre.
Cette maladie peut néanmoins présenter des complications, plus fréquentes chez
le nourrisson et l’adulte.
En France, on recense 600 000 cas de varicelle par an en moyenne (plus de 90%
des cas surviennent chez l’enfant entre 1 et 14 ans), ce qui conduit à environ
3000 hospitalisations pour complications et à une vingtaine de décès.
Les principales complications sont cutanées (surinfections), respiratoires
(pneumonie) et neurologiques.
La varicelle chez la femme enceinte expose au risque de varicelle congénitale et
néonatale. La varicelle néonatale est marquée par une lourde mortalité.
Le sujet immunodéprimé est à risque de forme grave avec varicelle disséminée.
Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1984.
Il s’agit d’un vaccin vivant atténué.
L’injection du vaccin détermine une infection inapparente ou atténuée.
Les modalités de la vaccination :
Ce vaccin est contre-indiqué chez les immunodéprimés et chez la femme enceinte.
Il peut se pratiquer à partir de l’âge de 12 mois, mais la vaccination
généralisée des enfants à partir de 12 mois n’est pas recommandée. Une injection
est suffisante chez l’enfant jusqu’à 13 ans.
Deux injections sont nécessaires chez l’adolescent à partir de 13 ans et
l’adulte.
La vaccination est recommandée en post-exposition dans les 3 jours suivant
l’exposition à un patient avec éruption chez les adultes (à partir de l’âge de
18 ans) immunocompétents sans antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est
douteuse), le contrôle de la négativité de la sérologie étant facultatif.
Pour les professionnels de santé, la vaccination est recommandée : - à
l’entrée en première année des études médicales et paramédicales aux étudiants
sans antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la
sérologie est négative,
- sous forme d’un rattrapage, auprès de l’ensemble du personnel de santé sans
antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie
est négative, à l’embauche ou à défaut déjà en poste, en priorité dans les
services accueillant des sujets à risque de varicelle grave (immunodéprimés,
gynéco obstétrique, néo-natologie, pédiatrie, maladies infectieuses), les sujets
vaccinés étant informés de la nécessité d’une éviction de 10 jours en cas de
rash généralisé,
- la vaccination est recommandée pour tout professionnel en contact avec la
petite enfance (crèches et collectivités d’enfants notamment) sans antécédents
de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est
négative,
- la vaccination est recommandée pour toute personne sans antécédents de
varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative,
en contact étroit avec des personnes immunodéprimées. Les sujets vaccinés
doivent être informés de la nécessité, en cas de rash généralisé, d’éviter les
contacts avec les personnes immunodéprimées pendant 10 jours,
- la vaccination contre la varicelle est recommandée dans les 6 mois précédant
une greffe d’organe solide chez les enfants candidats receveurs sans antécédents
de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est
négative, avec 2 doses à un mois d’intervalle, et en pratiquant une surveillance
du taux d’anticorps après la greffe.
Le vaccin contre la
grippe
La maladie :
Il s’agit d’une infection respiratoire aiguë très contagieuse, due aux
virus influenzae.
La grippe se manifeste le plus souvent sous forme d’épidémies saisonnières.
Elle touche 2 à 7 millions de personnes en France chaque hiver et peut entraîner
des complications sévères chez les sujets à risque (personnes âgées ou sujets
fragilisés par une maladie chronique sous-jacente).
La vaccination contre la grippe permet de réduire la mortalité de ces personnes.
Les pandémies sont dues à des changements génétiques majeurs du virus grippal.
Le grand nombre de malades chaque année, les complications parfois mortelles de
la maladie et les possibles changements génétiques majeurs d’un virus grippal,
font de la grippe un problème majeur de santé publique.
Les symptômes habituels de la grippe sont : une fièvre souvent élevée, une
fatigue intense, des courbatures, des maux de tête.
Le traitement de la grippe est avant tout dirigé contre les symptômes
(médicaments contre la fièvre, les douleurs). L’utilisation des médicaments
antiviraux reste limitée.
La prévention de cette maladie repose principalement sur la vaccination : elle
doit être effectuée au moins deux semaines avant l’apparition de la saison
grippale.
Le vaccin :
Le vaccin a été introduit en 1968.
Il s’agit d’un vaccin inactivé contenant les principales souches de virus
grippal.
En raison des modifications constantes des virus grippaux, le vaccin contre la
grippe diffère dans sa composition d’une année à l’autre.
Chaque année, l’Organisation Mondiale de la Santé émet une recommandation sur
les souches qui doivent être incluses dans le vaccin. Ce dernier est élaboré
avec les souches qui ont été majoritaires durant l’hiver précédent.
Les modalités de la vaccination :
Elle est recommandée pour les personnes à risque de complications, c'est-à-dire
: - les personnes âgées de 65 ans et plus (tous les ans),
- les personnes atteintes de certaines maladies chroniques (cardiaques,
respiratoires, diabète, déficit immunitaire…),
- les personnes séjournant dans un établissement de santé de moyen et long
séjour, quelque soit leur âge,
- les professionnels de santé ou toute personne qui serait en contact régulier
et prolongé avec des personnes à risque,
- le personnel navigant des bateaux de croisière et des avions et le personnel
de l’industrie des voyages accompagnant les groupes de voyageurs.
- enfants et adolescents (de 6 mois à 18 ans) dans des situations particulières
notamment patients atteints du syndrome de Kawasaki compliquée et d’arthrite
chronique juvénile.
Le vaccin contre la
fièvre jaune
La maladie :
Il s’agit d’une maladie virale transmise à l’homme et à d’autres animaux
(singes) par des moustiques.
La maladie sévit aujourd’hui dans les régions intertropicales d’Amérique et
d’Afrique.
95% des cas de fièvre jaune recensés dans le monde proviennent du continent
africain, et, d’après l’OMS, 200 000 cas et 30 000 décès par an.
En Europe, la fièvre jaune est une maladie d’importation (touristes non vaccinés
ayant séjourné en zone d’endémie).
La maladie débute, après une incubation de 3 à 6 jours, par une fièvre avec
frissons, douleurs musculaires et maux de tête.
Dans les formes graves, au bout de quelques jours peuvent apparaître des
hémorragies digestives (vomissements de sang noirâtre), un ictère (qui donne son
nom à la maladie), des anomalies rénales.
L’évolution se fait soit vers la guérison, sans séquelles et avec immunité à
vie, soit vers la mort, en moyenne du 6e au 10e jour.
Dans 50 à 80% des formes graves, le décès survient après une phase de délire, de
convulsions et un coma.
Il n’existe aucun traitement spécifique de cette maladie, d’où l’importance de
la protection vaccinale.
Le vaccin :
Il s’agit d’un vaccin vivant atténué préparé sur œufs de poule embryonnés,
introduit en 1935.
En France, la vaccination ne peut être effectuée que dans un centre accrédité
par le ministre chargé de la santé.
Les modalités de la vaccination :
La vaccination est indispensable pour tout séjour dans une zone
endémique intertropicale d’Afrique ou d’Amérique du Sud, même en l’absence
d’obligation administrative.
Exigible à partir de l’âge de 1 an, possible dès 6 mois.
Déconseillée pendant toute la durée de la grossesse, mais si le séjour ou le
voyage en zone d’endémie ne peuvent être reportés, la vaccination est nécessaire
en raison de la létalité élevée de la maladie. En cas de fièvre, maladies
aigues, maladie chronique évolutive, il est préférable de différer la
vaccination.
Une vaccination au moins 10 jours avant le départ pour la primo vaccination,
validité : 10 ans.
Le vaccin contre
l’hépatite A
La maladie :
L’hépatite A est l’hépatite virale la plus répandue au monde.
Le virus de l’hépatite A est résistant dans le milieu extérieur, on le retrouve
: dans les eaux usées, les fruits de mer, les eaux de baignade, les eaux
d’irrigation.
La promiscuité et les mauvaises conditions d’hygiène augmentent le risque de
contamination.
La prévalence de la maladie est donc variable selon les pays.
Dans les pays de forte endémie (Afrique, Asie du sud-est), la contamination
survient habituellement au cours de l’enfance ou chez l’adulte jeune.
La contamination se fait par voie orale, suite à l’ingestion d’eau ou d’aliments
infectés, ou par contact avec un sujet malade.
L’hépatite A peut donner un ictère, ou des symptômes non spécifiques mais
prolongés (signes d’allure grippale, fatigue, troubles digestifs, douleurs
abdominales, maux de tête, prurit, urticaire, douleurs articulaires) mais
parfois elle ne donne pas de symptômes.
Les complications sont rares mais graves.
L’hépatite fulminante est rare (un cas pour 1000) mais le plus souvent mortelle
en l’absence d’une greffe de foie en urgence.
L’hépatite A n’entraîne pas d’infection chronique du foie.
Le vaccin :
Il s’agit d’un vaccin inactivé, introduit en 1991.
Ce vaccin peut s’utiliser sous forme combinée avec le vaccin contre l’hépatite
B.
Les modalités de la vaccination :
Ce vaccin est recommandé à partir de l’âge de 1 an chez les voyageurs non
immunisés se rendant dans les zones endémiques, chez les personnes présentant un
risque professionnel de contamination (personnels de crèches, d’internats des
établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapée, personnels
de traitement des eaux usées, personnels impliqués dans la préparation
alimentaire en restauration collective) et les personnes exposées à des risques
particuliers (patients infectés chroniques par le virus de l’hépatite B ou
porteur d’une maladie chronique du foie – notamment due aux virus de l’hépatite
C ou à une consommation excessive d’alcool, homosexuels masculins).
La dose vaccinale dépend de l’âge (dosage pédiatrique et dosage adulte).
Le schéma vaccinal habituel comprend une dose suivie d’un rappel 6 à 12 mois
plus tard et un rappel tous les 10 ans.
Le vaccin contre la
rage
La maladie :
La rage est répandue dans le monde entier. Elle touche l’ensemble des
mammifères, dont l’humain. Dans le monde, environ 50 000 personnes décèdent
chaque année de la rage. 95% des cas se déclarent en Asie.
L’homme est contaminé par l’introduction du virus contenu dans la salive d’un
animal malade par suite d’une morsure.
La période d’incubation est variable, habituellement de 2 à 8 semaines.
Dès l’apparition des signes cliniques, la maladie est constamment mortelle. Le
virus se propage au niveau du système nerveux central. (28)
Au début : changements du comportement, maux de tête, fièvre, sensation de
malaise. Ensuite, paralysies, spasmes musculaires, délire et convulsions. La
mort est causée par une paralysie respiratoire.
Le vaccin :
Il s’agit d’un vaccin inactivé.
Le 1er vaccin antirabique a été administré par Pasteur en 1885.
En effet, le 6 juin 1885, Pasteur reçoit la visite de Marie-Angélique Meister
dont le fils Joseph a été mordu par un chien soupçonné de porter la rage. Il
commence les injections et 3 mois plus tard, l’enfant sauvé, Pasteur présente
ses travaux à l’Académie des Sciences qui lui offre un accueil enthousiaste.
Le 1er mars 1886, sur 350 personnes vaccinées, une seule est décédée. L’académie
propose alors de créer un établissement destiné à traiter la rage après morsure.
L’institut Pasteur naît en 1888.
Les modalités de la vaccination :
Prévention avant exposition : chez les personnes exposées professionnellement
(personnel de laboratoire, vétérinaires, forestiers…), et chez les voyageurs se
rendant dans certaines zones à risque.
Prévention après exposition suspectée ou avérée : chez les personnes ayant eu un
contact avec un animal susceptible de transmettre le virus de la rage. La
vaccination doit être immédiatement débutée.
La vaccination doit être effectuée dans un centre antirabique. |