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Interruption Volontaire de Grossesse
elle autorise toute femme désireuse d'une I.V.G. de la
pratiquer avant la fin de la 10ème semaine de grossesse au moment de
l'interruption (soit 12 semaines à partir du début des dernières règles,
c'est-à-dire ce que les obstétricien appellent
semaines d'aménorrhée).
Nouvelles mesures, loi du 4
juillet 2001
Allongement du délai de l'IVG à la fin de la douzième
semaine de grossesse, soit 14
semaines d'aménorrhée.
La consultation sociale préalable
devient facultative pour les majeures.
Pour les mineures non émancipées, le
principe du consentement du titulaire de l'autorité parentale ou du représentant
légal est aménagé. Si elle en fait la demande et persiste dans le refus qu'ils
soient consultés, la mineure peut se faire accompagner par une autre personne
majeure de son choix.
l'avortement ne peut être réalisé
que par un médecin, dans un établissement d'hospitalisation public ou privé ;
cet établissement doit assurer, après l'intervention, l'information en matière
de régulation des naissances. la femme désirant une IVG doit se soumettre à deux consultations obligatoires :
Première consultation :
Le médecin informe la patiente des
techniques de l'interruption de la grossesse ; leurs conditions de réalisation,
leurs lieux de réalisation et les risques qu'elle encourt pour elle-même et pour
ses maternités futures.
Au cours de cette consultation le
médecin propose un entretien avec une conseillère conjugale (personne ayant
satisfait à une formation qualifiante en conseil conjugal). Cet entretien n'est
pas obligatoire. A l'issue de cette première consultation le médecin remet à la femme une attestation de consultation médicale et et lui remettre un dossier guide (théoriquement réactualisé tous les ans).
Deuxième consultation :
Un délai d'une semaine après la
première consultation doit être respecté.
Le médecin peut réduire le délai
entre la première et la deuxième consultations obligatoires si les démarches
pour accéder à l'IVG ont débuté tardivement et s'il y a risque de dépassement du
délai légal.
La femme apporte l'attestation de la
première consultation médicale. Les détails sur la grossesse encours vont être précisée : date des dernières règles, date du début de grossesse si c'est déjà connu, le déroulement de la grossesse, les explorations déjà réalisées (dosages sanguins, échographie...), les antécédents, l'examen clinique par le médecin...
Au terme de cette consultation :
-La femme renouvelle sa demande par
une attestation écrite.
-Le médecin remet à la femme un
certificat attestant de la deuxième consultation médicale et que elle s'est
conformée à toutes ces obligations.
Ces deux documents sont destinés au
centre ou au médecin qui pratiquera l'IVG.
Mais si cette consultation a eu lieu
à l'établissement où se pratique l'IVG, cette attestation n'est pas utile et le
médecin conserve la demande écrit de l'IVG.
A l'issue de cette consultation la
date de l'IVG est fixée.
Consultation avec l'anesthésiste :
Si la technique d'IVG envisagée
nécessite une anesthésie générale ou locale, une consultation pré anesthésique
est obligatoire avant l'intervention. Un médecin peut refuser de pratiquer une IVG. Il doit alors informer, immédiatement, l'intéressée de son refus et lui communiquer en même temps le nom de praticiens réalisant l'IVG.
-Chirurgicalement :
pour toute grossesse dépassant les 7
semaines d'aménorrhée soit par aspiration et/ou
curetage sous anesthésie locale ou générale.
Dans
certains cas, un traitement médicamenteux visant à faciliter la dilatation
col utérin est administrée (par voie orale ou
vaginale) avant d'entreprendre l'acte chirurgicale.
Cet
acte chirurgical peut présenter des complications telles qu'une déchirure du
col utérin, une hémorragie, une perforation de
l'utérus, les complications propres à l'anesthésie
puis après l'intervention il y a le risque de
l'infection génitale haute et les plus tardivement les
synéchies utérines et le risque de la
grossesse extra-utérine.
-Médicalement si l'âge de
la grossesse ne dépasse pas les 7
semaines d'aménorrhée (à partir de la date du début
des dernières règles) ou 5 semaines à partir de la date présumée de la
fécondation (début de grossesse).
Première étape : ou le
premier jour : Une prise médicamenteuse par voie orale de la mifépristone (RU
486) ; la patiente doit prendre ce traitement en présence du médecin, en suite
quitte le centre médical.
La survenue de métrorragie dans les
36 à 48 heures qui suivent ce traitement n'est pas synonyme de l'expulsion de la
grossesse, donc il faut respecter toutes les étapes de cette technique et
consulter 36 à 48 heures plus tard.
Deuxième étape : 36 à 48
heures plus tard : Une prise médicamenteuse d'un prostaglandine par voie orale
ou par voie vaginale.
La patiente ensuite, durant quelques
heures, reste sous surveillance médicale car des saignements, des contraction
utérines et l'expulsion de la grossesse sont possibles durant ces heures
d'observation.
La patiente rentre quitte le centre
médicale après ces quelques heures d'observation médicale, même si l'expulsion
de la grossesse n'a pas eu lieu.
Dans les jours qui suivent, des
saignements vont persister, voire des douleurs et des contractions utérines,
mais ces symptômes ne sont pas toujours synonymes de l'expulsion de la grossesse
; donc il est impérativement nécessaire que la patiente passe à la troisième
étape, donc consulter le médecin 10 jours plus tard. Troisième étape (10 jours plus tard) : Le médecin confirme ou infirme la survenue réelle de l'interruption de la grossesse ; car l'échec est possible, il survient dans moins de 5 % des cas et il signifie la poursuite de l'évolution de la grossesse ; dans ce cas-là il faut recourir à la technique instrumentale (chirurgicale) de l'interruption de la grossesse. |
Dernière mise à jour : 05/03/2008