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Le
don d'organes
Le code de la santé publique distingue le prélèvement
d'organes sur une personne vivante et le prélèvement sur
une personne décédée.
Le prélèvement d'organe sur une personne vivante
Il n'est en principe autorisé que sur une personne
majeure consentante, et lorsque le don est destiné à un
proche parent. Il est interdit lorsqu'il s'agit d'un
enfant ou d'une personne faisant l'objet d'une
protection légale (tutelle, curatelle,sauvegarde de
justice). Toutefois, le prélèvement de moelle osseuse
est autorisé sur un enfant, avec l'accord de ses parents
ou de son représentant légal et l'autorisation d'un
comité d'experts lorsque le don est destiné à son frère
ou à sa soeur. L'enfant ne doit cependant pas s'y
opposer.
Le donneur majeur doit être informé, par le médecin
responsable du service, des risques encourus et des
éventuelles conséquences pour lui et pour le receveur.
Il doit ensuite exprimer son consentement devant le
président du tribunal de grande instance du lieu de sa
résidence. Une copie de cet accord est adressée à
l'établissement qui doit pratiquer le prélèvement.
Dans le cas d'un donneur mineur, les parents ou le
représentant légal doivent également être informés des
risques encourus, tout comme le mineur. Le consentement
des titulaires de l'autorité parentale est exprimé
devant le président du tribunal de grande instance et
ensuite transmis à l'établissement chargé du
prélèvement.
Le prélèvement d'organe sur une personne décédée
Le prélèvement d'organes est autorisé sur une personne
décédée si celle-ci n'a pas fait savoir de son vivant
qu'elle y était opposée.
Plusieurs conditions doivent être respectées :
– le prélèvement ne peut avoir lieu que si le certificat
de décès a été établi.
– le prélèvement doit se faire à des fins thérapeutiques
ou scientifiques.
– les médecins ayant constaté le décès et ceux qui
effectuent le prélèvement ou la transplantation ne
doivent appartenir ni aux mêmes services, ni aux mêmes
unités fonctionnelles.
– les médecins ayant effectué le prélèvement doivent
procéder à une restauration décente du corps du défunt.
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